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Le Colloque  55 ans après l’exil de leurs parents d’Algérie, que font leurs enfants de leur héritage ? a eu lieu le 18 novembre 2017 à Aix-en-Provence

Près de trois millions de Français ayant vécu en Algérie avant 1962 et leurs descendants vivent actuellement en France. Parmi eux, deux générations nées après 1962, soit plus de deux millions de personnes. Ce nombre important constitue un terreau fertile mais qu’en est-il exactement ?

Comment ces générations vivent-elles cette transmission et ce qu’elles en font ? Ont-elles conscience de leurs racines ? Souhaitent-elles mettre leurs pas dans ceux de leurs parents ? Se reconnaissent-elles de culture pied-noire ? Si c’est le cas, sur quoi se fondent cette culture et ce patrimoine ?

L’objet du colloque organisé par le CDHA – le premier exclusivement consacré aux générations nées après 1962 – est de répondre à ces questions afin de comprendre comment ces générations vivent leur héritage et ce qu’elles en font dans leur sphère familiale et sociale.

C’est à ces délicates questions qu’étaient invités à répondre les participants à cette journée d’études organisée par le CDHA, dans l’amphi de Sciences Po à Aix-en-Provence.

Une salle bondée, des inscriptions closes 15 jours avant, une attente soutenue du compte-rendu à paraître…ce sont quelques indices de l’intérêt soulevé par cette manifestation.

Au terme de quatre conférences données par des universitaires et de trois tables-rondes  portant les témoignages des enfants de Pieds Noirs nés en métropole, le bilan en est très prometteur.

 « Pour la première fois est donnée la parole aux enfants des familles ».

L’apport central des résultats de l’enquête réalisée par Hubert Ripoll, psychologue universitaire a servi de ligne de référence tout au long des débats, mais aussi la phrase d’un jeune intervenant : « notre filiation sert à éclairer notre passé, mais surtout à construire notre avenir ».